Guerre



 

 
 

LA GUERRE EN FRANCE


 

IMAGINE : C’est la guerre – non pas en Irak ou en Syrie, quelque part très loin, mais ici, en Europe, en France, chez nous. Le migrant, celui qui doit partir, qui doit fuir, c’est toi.
Et si, aujourd’hui, il y avait la guerre en France… Où irais-tu ?
>> Voir l’ITW de Janne Teller sur GUERRE

Guerre propose une vision inversée de l’actualité, à savoir que ce texte présente la fuite d’une famille à l’étranger, à cause de conditions politiques devenues trop dangereuses. Il s’adresse à la deuxième personne du singulier impliquant immédiatement l’auditeur / spectateur dans un périple qu’il a l’habitude d’entendre dans les medias quand on parle de la fuite hors de leur pays des réfugiés afghan, syrien ou erythréen. Ainsi chaque spectateur peut sentir l’ampleur du déracinement et de la violence que suppose le fait de quitter brutalement son chez soi, sa famille, ses repères.
Jamais didactique ni mièvre, la transplantation devient une aventure.

Il nous a paru necessaire de proposer aux élèves cette courte odyssée. Elle permet d’aborder le sujet avec des éléments concrets, elle combat certains clichés ou raccourcis de pensée, elle ouvre les esprits et rend compte des dangers, des déconvenues que vivent les réfugiés. Nous pouvons tous être l’autre, le migrant, celui que nous voyons tenter de survivre dans les camps de Calais, sur les rivages grecs ou il y a encore peu parmi les boat people.

 


 
EN SCÈNE


 

Nous avons donc décidé d’en faire une adaptation théâtrale en invitant les spectateurs à une suivre une courte odyssée sensorielle. Ils ne verront pas leur passeur, percevront des sons étranges, devineront des ombres, s’imagineront transplanter dans un ailleurs qu’ils ne connaissent pas. Rassemblés sous une tente, sans éclairage ni chaise pour s’asseoir, ils écouteront pendant 20 à 25 minutes des voix qu’ils ne connaissent pas leur raconter leur propre périple imaginaire de migrant.

La représentation terminée, nous pourrons discuter ensemble avec l’équipe enseignante et les élèves, de cette expérience et des associations d’idées qu’elle provoque. Nous espérons que cette rencontre puisse développer un autre regard sur l’actualité.

 
 
COMPLÉMENT
 
 
DISTRIBUTION
JANNE TELLER